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----- Welcome !
Bienvenue sur Life-for-Mrs-Mary. Ce blog est un blog fiction, la saison deux de Song-for-Mrs-Mary.
Si vous ne connaissez pas, avant de lire cette fiction, je vous conseille d'aller lire celle ci, qui est le 'tome 1' de cette fiction.
J'espère que cette suite vous plaira comme vous a plu le 'premier volet' de cette histoire.





Song-for-Mrs-Mary : tome 1



56
fans ~ Merci ♥
LE NOUVEAU BLOG !!!
http://mrmary-theend.skyrock.com/

Prologue :




« Tout ce bonheur, pour une seule personne, n'est pas possible. On ne peut pas être heureux impunément. Il faut toujours payer. Toujours. »
Cette phrase résonne en moi. Résonne. Résonne. Et trouve un écho.
Je dois payer. Je payerai un jour, pour être heureuse. Pour n'avoir que le sourire aux lèvres, et des larmes de joie. Je devais payer. Mais comment ? Qui payerait pour moi ?
- Arrête de penser à ça, me dit souvent Florent. Tu as le droit d'être heureuse. Sans rien donner en retour.
Quel sot. Non, je n'ai pas le droit. Je n'ai pas le droit de sourire à chaque seconde de ma vie. Je n'ai pas le droit. Ce n'est pas gratuit. On doit toujours payer.
Et c'est lui qui en fera les frais.
Mais pour l'instant, je ne pense pas à ça. Je ne m'en soucie pas. Je le regarde dormir, tout contre moi, et me rendors aussi, heureuse.
Depuis que je suis à ses côtés, ma vie a pris ce rythme, comme une mélodie qui note par note guide nos pas.
Une Mélodie.
Sa Mélodie.
Florent.
Que serait ma vie, sans lui ?



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#Posté le lundi 31 mai 2010 05:49

Modifié le jeudi 21 juillet 2011 02:24

Newletter


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Ici se tient la Newletter du blog, en un seul commentaire, vous êtes inscrits !
Alors, venez nombreux ! :D
 
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#Posté le mercredi 13 juillet 2011 06:07

Modifié le lundi 18 juillet 2011 00:37

Chapitre 1 - Bis

Alors voilà, c'est moche mais c'est pratique, face à l'entêtement du chapitre qui n'arrête pas de disparaître!
J'espère que comme ça, le chapitre sera toujours mis en ligne.
En attendant, MERCI à Anouck, pour le travail de titan *_*

Première Partie
Deuxième Partie
Troisième Partie
Quatrième Partie
Cinquième Partie
Sixième Partie
​ 13 | 17 |
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#Posté le lundi 05 juillet 2010 05:06

Modifié le mercredi 11 mai 2011 11:00

Chapitre 2

Chapitre 2
" Chaque jour je t'aime d'avantage, aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain. "
Marc Lévy.

#


Ma semaine passa lentement. Je passai beaucoup de temps à réviser mon brevet, qui avait lieu la semaine suivante, et à répéter les chansons.
Je commençais de mon côté à me remémorer la chorégraphie car, le brevet terminé, je filerais à Paris pour la première.
La première. Ca me foutait des frissons !
Je ne vis pas les autres cette semaine là. Ni le week end. Je savourais ma vie avec mes parents et mon petit frère, consciente que je ne les verrais presque pas des vacances.
Nous partîmes camper durant le week end dans un tout petit camping à la ferme, de l'autre côté du pont de Normandie. C'est là que nous allions pour nous ressourcer, nous reposer.
Là, assise sur une botte de paille, à regarder les champs qui s'étendaient à perte de vue, les arbres centenaires qui me protégeaient du soleil de l'après midi, les vaches me regardant avec curiosité, et les grillons chantant dans le couchant, je me sentais revivre.
Cette vue, ce calme alentour me permettait de réfléchir au tournant que prenait ma vie.
Car ma vie changeait radicalement. Avec Mozart, mais aussi avec l'homme que j'aimais. Avec qui je voulais passer ma vie. Mais qui était de treize ans mon aîné.
Et puis d'abord, comment pouvais-je savoir qu'il était l'homme de ma vie ?
La question ne se posait même pas. Je le savais, tout simplement.
Cette certitude était ancrée en moi. Il était comme mon soleil, mon port où m'ancrer.
Ou un phare. Un phare qui aurait de façon incongrue éclairé ma vie avec des lueurs enchanteresses.
Florent était mon phare.
D'ailleurs, il y avait ces rêves que je faisais, souvent. Ces rêves qui semblaient réels, si réels. Mais qui s'estompaient dès le lever du soleil.
Je pris comme résolution de les noter dans un carnet, pour m'en souvenir, car ils semblaient former une seule et même histoire.
Mais tout ce bonheur, pour une seule personne, n'était pas possible. On ne peut pas être heureux impunément. Il faut toujours payer. Toujours.
Et ça me faisait peur. Terriblement peur.
Je décidai de repousser ces pensées idiotes au fond de moi, et profitai de ce week end avec ma famille


- N'oubliez pas de réviser tout le programme pour le 28 !
La sonnerie retentit, et je rangeai mes affaires, avant de sortir à l'air libre.
Aujourd'hui, je me sentais mal. Sans raison, je sentais cette bonne vieille douleur s'agiter en moi. Comme un arrière goût dans la bouche. Un goût amer.
Je sortis du collège, et levai la tête vers la ramure verdoyante des arbres qui s'agitait mollement dans le vent.
Comment expliquer ce qui me serrait le c½ur en cet instant ? Comme un étau glacé, qui, juste pour le plaisir, voulait me torturer.
La seule chose qui aurait pu réchauffer mon c½ur, le seul être, n'était pas là.
Florent était parti à Paris avec les autres pour une réunion avec Dove et Albert. Ils me manquaient atrocement.
Il me manquait atrocement.
Je me mis à marcher vers le haut de la côte, serrant mon sac contre moi, les yeux baissés. J'avais tant besoin de lui, en cet instant. De voir son sourire chaud, ses yeux rieurs, ses traits graciles.
Je fermais les yeux et soupirai, tout en continuant de marcher. Peut être que si je le souhaitais très fort, il apparaîtrait...
Je me cognai violemment dans quelqu'un.
Mon c½ur fit un bond dans ma poitrine. Florent !
J'ouvris les yeux et me retrouvai face à un...poteau.
Me massant le crâne, je poursuivis mon chemin.

Je décidai d'aller dans ce parc tout près de chez moi, où nous avions parlé pour la première fois.
Je m'assis sur le banc et contemplai la petite mare aux canards, mes pensées divaguant sans but dans mon esprit.
Pourquoi souffrais-je aujourd'hui ? Pourtant, la journée était des plus banales, comme d'habitude. Je ne m'expliquais pas cette sensation, comme si mon c½ur s'était ramifié dans ma poitrine.
Je fermai les yeux et me mis à chantonner doucement.
- Je ne suis ni la proie, ni le carnivore. Je renie la loi du plus fort ! Je ne veux pas rendre les coups, je ne peux pas...
- Tendre la joue...
J'ouvris les yeux et regardai à côté de moi. Personne.
Mais j'avais pourtant entendu une voix...
Ou alors j'avais rêvé.
Je me rassis et me remis à chanter distraitement.
- Quand je suis seule et que je peux rêver, je rêve que je suis dans tes bras. Je rêve que je te fais tout bas, une déclaration. Ma déclaration.
- Juste deux ou trois mots d'amour, pour te parler de nous...
Là, je n'avais pas rêvé ! Je me levai précipitamment et regardai autour de moi. Personne.
- Qui est là ?
Seul le vent me répondit. Mais cette voix, cette voix qui me disait tant...
Je me rassis et me remis à chantonner, voulant surprendre mon chanteur inconnu.
Je fis semblant de fermer les yeux, mais les laissai entrouverts, pour guetter le moindre mouvement.
- Mais tu n'es pas là. Et si je rêve tant pis. Quand tu t'en vas, j'dors plus la nuit. Mais tu n'es pas là...
- Si, je suis là.
Ha ! Je me retournai et me jetai sur mon chanteur.
Chanteur qui n'était autre que...
- Flow ?!
- Nan je suis un sosie xD
- Oh Flow ! Mon Flow !
Je me jetai dans ses bras, et mis ma tête dans son cou. Comment sa faisait-il qu'il soit là, et non à Paris ? Oh et puis zut, je n'en avais rien à faire. Il était là, c'était le principal. En moi, l'étau se desserra.
Il me serra contre lui, et me dit avec étonnement tout en caressant mes cheveux :
- Mais, qu'est ce qui t'arrive ? !
- Tu me manquais, si tu savais ! J'ai besoin de toi ! J'ai cru que je t'avais, mais c'était un poteau ! Et...
- Ola doucement, S'exclama-t-il. Tu me trompes avec un poteau ?!
- Mais nan ! Oh et puis laisse tomber. Tu me manquais.
- A moi, tu me manquais plus.
- Non.
- Si.
- Non.
- Si.
- Non !
- Si !
- AAAARGH !
Je me jetai sur lui en riant. Il me fit tourner un instant, puis m'embrassa doucement, faisant voltiger au creux de mon estomac des papillons dorés.
- Je ne voulais pas, ne pouvais pas te quitter. Alors j'ai joué le malade pour rester ici, me susurra-t-il, sa tête au creux de mon cou.
- Si tu savais comme ça me fait du bien que tu sois là !
- Tu viens au Havre ce soir ?
- Avec plaisir !
Nous prîmes le chemin de chez moi, sans remarquer le flash qui immortalisa ma main dans celle de Florent.
En silence, le photographe disparut.


Après avoir gravi les sept étages de l'immeuble, nous pénétrâmes dans celui-ci.
- Dépose tes affaires et change-toi, on sort ! Cria Florent en entrant dans la salle de bain.
- On va où ?
- Tu verras bien !
Intriguée, je me changeai, tergiversant sur la tenue à mettre.
Où m'emmenait-il ? Comment devais-je m'habiller ?
J'hésitais encore quand Florent entra dans ma chambre, lavé et habillé.
- T'es pas prête ? !
- Je sais pas quoi meeeeeettre ! Gémis-je en me dandinant.
Florent leva les yeux au ciel en soupirant. Je me rendis compte à ce moment que j'étais en soutien gorge et jean. Je piquai un fard.
- Hey, je peux te dire que ton costume est BEAUCOUP moins habillé, fit Florent en riant.
- Mmmh, acquiesçais-je en cherchant dans mon sac.
Florent s'assit à côté de moi, sur le lit, et me dévora discrètement des yeux. Comme si je ne le voyais pas ! Je remarquai à cet instant à quel point il était beau.
Vêtu d'une chemise bleue pâle, les cheveux en arrière, derrière ses oreilles, il était magnifique.
Après avoir défilé plusieurs fois devant un Florent hilare, j'optai pour un chemisier crème et un jean noir, laissant mes cheveux indomptables et volumineux tomber sur mes épaules.
Nous sortîmes de l'appartement à dix neuf heures.
Nous marchâmes un moment, regardant les rues pleines de vies alors que le soleil commençait lentement à décliner.
Nous débouchâmes sur la plage. La mer s'étendait, plate, et paresseuse, sur tout l'horizon.
- Une promenade au bord de la mer, ça te dit ? Me demanda Florent en m'offrant son bras.
- Avec plaisir, très cher, lui répondis-je en l'attrapant.
Nous déambulâmes ainsi entre les passants, moi à son bras. Ce geste ne choquait pas, prendre le bras d'un ami était naturel.
Nous marchâmes les pieds dans l'eau, les chaussures à la main, et regardâmes le soleil plonger dans la mer.
Le temps n'avait plus son importance. Nous étions tous les deux, et seul ça importait. Le soleil qui déclinait jetait des ombres mouvantes sur les galets et le sable. Au loin, nous voyions les gens déambuler sur la promenade. Nous en étions loin, comme séparés d'eux par une barrière. Nous étions, seul ça importait.
- Allez, on va manger, me dit Florent au bout d'un moment, brisant le silence paisible et argenté dans lequel nous étions plongés.
Il m'emmena vers un des restaurants chics qui bordaient la plage.
- Quoi ? Tu veux qu'on mange là ? Mais le coca est à vingt balles !
- J'ai envie de te faire plaisir, et ça me fait plaisir. Accepte, s'il te plait...
Il me livra un de ces regards de chien battu dont il a le secret. J'avais tellement envie de l'embrasser.
Je me retins à grand peine et lui dit avec un petit sourire :
- Bon, d'accord.
Il fit un grand sourire, et nous pénétrâmes dans le restaurant.
Je ne pus retenir une exclamation. Que c'était beau !
Tout était doré, brillant, magnifique.
De la musique classique était jouée dans des haut-parleurs, plongeant l'endroit dans une douce intimité.
Je regardai autour de moi, avec des yeux grands comme des soucoupes. Florent me contemplait, un air aimant sur le visage.
Un serveur zélé vint vers nous.
- Bonsoir, messieurs dames. Vous avez réservé ?
- Oui, répondit Florent. Une table au nom de Mothe.
Le serveur consulta son registre.
- En effet Monsieur Mothe. Si vous voulez bien me suivre. Bonsoir, Mademoiselle Campbell.
- Bonsoir, murmurai-je timidement.
L'homme nous conduisit vers une table à l'écart, en haut d'un magnifique escalier orné d'un tapis rouge.
Nous nous assîmes face à face, et je ne pus m'empêcher de détailler la pièce.
- Flow, tu es fou...Murmurai-je.
- J'ai envie de te faire plaisir.
Je me mis à rire doucement, réalisant une chose absurde.
- Tu te rends compte à quel point on fait couple cliché là ?
- Oui, fit-il en s'esclaffant. Mais, on est pas si clichés que ça.
- Non, tu as raison, dis-je en lui souriant.
Il caressa furtivement ma main par-dessus la table, me déclenchant des frissons.
- Tu as froid ? S'étonna-t-il.
- Non, bredouillai-je.
Il caressa à nouveau ma main. Nouveau frisson.
- Ah, d'accord, fit-il en riant.
Je baissai les yeux en riant moi aussi.
Cette journée que je pensais longue et douloureuse était en réalité exceptionnelle. Jamais encore je n'avais mis les pieds dans ce genre d'endroit. Il y avait trois couteaux, quatre fourchettes, et deux verres.
- On...Mange avec tout ça ? M'étonnai-je.
- Non, c'est pour différents plats. Mais je saurais pas te dire lesquels...
Nous éclatâmes de rire en nous regardant. Bien que la notion de 'couple' soit établie entre nous, nous n'avions pas perdu cette complicité mise en place lors des soirées à regarder les étoiles, en buvant un chocolat chaud. Nous étions toujours aussi liés, aussi complices. Peut être même plus encore qu'avant.


POV Florent. [ * ]
En entrant dans le restaurant, Laura se transforma en petite fille admirative.
Elle ne cessait de murmurer des 'Oh' en regardant autour d'elle avec de grands yeux émerveillés.
J'aimais la voir ainsi. Elle était encore plus belle, avec son masque d'enfant.
Nous nous installâmes à une table à l'écart, comme j'avais demandé, et bavardâmes tranquillement. Son regard vagabondait toujours dans l'espace, émerveillé.
Je me jurai de l'emmener dans un grand restaurant parisien, un jour.
- Mais au fait, me dit-elle. Comment le gars connaissait mon nom ?
- Mais tu es célèbre ma vieille ! Répliquai-je.
Elle ouvrit des yeux ronds.
- Moi, célèbre. Waoh...
Elle eut à nouveau ce sourire incrédule. J'adorais la voir étonnée ainsi.
Nous mangeâmes lentement, savourant ces plats incroyables aux noms imprononçables.
- Tu manges quoi ? Lui demandai-je.
- Selon la carte, un confit d'agneau dans sa sauce poivrée agrémentée de son lit de champignons de Basse Italie, répondit-elle en faisant du zèle. Faudra le dire à Mikey ! Et toi, tu manges quoi ?
- Un...Carpaccio de betteraves avec sa viande rôtie, sur un coussin de salade de Hollande. En gros, un steak et des légumes.
Nous éclatâmes de rire en terminant notre repas.
La nuit était tombée quand nous sortîmes du restaurant.
Laura se mit à frissonner. Je passai un bras autour de ses épaules, et elle se lova contre moi.
- J'ai toujours rêvé de marcher dans la rue comme ça avec toi, me dit-elle, les yeux rêveurs.
Je lui souris et la serrai plus contre moi.
Derrière nous, un flash crépita.


Une fois à l'appartement désert, nous nous installâmes sur le canapé du salon, en pyjama.
Enfin, si on peut appeler pyjama un jogging et un vieux T-shirt pour moi, et un de mes T-shirt pour Laura.
- Eh ! C'est à moi ça ! Grognai-je.
Elle me tira la langue.
- Tu peux partager ! J'ai oublié mon pyjama !
- Ranafoutre, c'est mon mien ! Et puis en plus il est trop grand, et il pue...
- Nan, il sent toi, c'est pour ça que je l'aime, murmura-t-elle en plongeant son nez dans le T-shirt.
Elle se lova contre moi, et nous zappâmes jusqu'à trouver un programme digne de ce nom. Tout l'appartement était éteint, et seule la télé nous éclairait faiblement de sa lumière bleutée.
Nous tombâmes sur la chaîne Première. Un vieux film en noir et blanc, anglais, avec les sous titres jaunes en dessous.
- On change ? Demandai-je en me doutant que cela l'ennuierait, bien que j'étais friand de ces vieux films.
- Non ! S'exclama Laura en attrapant la télécommande. J'adore ces vieux films ! J'en regardais tout le temps chez mes grands-parents !
Je la regardai un instant, interdit, puis fixai l'écran. Elle ne cesserait jamais de me surprendre. D'un côté, elle était encore un bébé, et de l'autre, elle me paraissait aussi mature que moi !
Nous regardâmes donc cette histoire d'amour du siècle dernier. Un groupe d'amis en voyage à Paris, la fiancée du chef de groupe qui tombe amoureuse du meilleur ami...Classique.
Cependant, une scène resta gravée dans ma mémoire.
Les deux amoureux, qui devaient se cacher, se tenaient au sommet de la Tour Eiffel.
La jeune femme pleurait de devoir quitter son amant, et celui ci voulait la retenir.
Il s'avança vers elle et déclama en français, avec un très bel accent anglais :
« De tes rêves à mes rêves, de ta bouche à mes lèvres, de la guerre à la trêve, combien d'aller-retour, entre la haine et l'amour ? Tomber amoureux. Te prendre dans mes bras. Te dire que je t'aime par-dessus tout. Te dire que personne ne te fera du mal. Etre toujours là pour toi. Te dire qu'il ne faut pas t'en faire. Te dire que la vie est belle, que ce n'est que passager. Te dire que toi et moi c'est infini. Te dire que notre amour n'est pas comme les autres. Te dire que tu es unique. Te dire que tu es magnifique. Te dire que je veillerai toujours sur toi. Te dire que je ne veux aimer que toi. Te dire que personne ne t'aimera autant que moi. »
Que c'était beau, bien tourné ! A côté de moi, Laura renifla. Elle pleurait !
- Je suis une vraie madeleine, marmonna-t-elle.
Je la pris dans mes bras en riant. Elle s'assit sur mes genoux et cala sa tête dans mon cou en soupirant. Nous restâmes ainsi jusqu'à la fin du film, moi jouant distraitement avec ses cheveux frisés. Nous n'osions jamais nous comporter comme ça quand Mikele et Claire étaient à la maison car, bien qu'ils acceptent notre relation, certaines choses pouvaient peut être les choquer...
A la fin du film, après que les amants se soient enfuis tous les deux pour vivre leur amour – quelle belle fin ! - Laura bâilla à s'en décrocher la mâchoire.
- Oh oh, fis-je. T'as cours demain, et il est minuit. Allez, au dodo mademoiselle !
- Mais je suis pas fatiguée, grogna-t-elle en se frottant les yeux.
- On dirait un petit bébé qui râle ! Allez, viens par-la, baby love.
Je la pris dans mes bras, et la portai jusqu'à son lit. Elle dormait déjà à moitié !
Je l'installai dans son lit, la bordai, et déposai un baiser sur son front.
Avant de sortir, elle attrapa mon bras.
- Tu vas où comme ça ?
- Euh...Bah dormir.
- Non non non ! Tu restes là, Florent Mothe.
- Mais...
- J'ai dit : tu restes là, Florent Mothe.
J'adorais sa façon de dire 'Florent Mothe' très vite, quand elle était vraiment en colère ou qu'elle voulait simplement m'embêter. Cela faisait partie de ces petits rituels entre nous, et que nous affectionnions tout particulièrement.
Résigné, je m'allongeai donc à côté d'elle. Elle se lova contre moi en ronronnant.
Oui, Laura aime bien ronronner.
Je la regardai donc dormir, caressant ses cheveux indomptables. Moi, je ne dormirais pas avant de longues heures. Avoir Laura contre moi me rendait toujours aussi...Nerveux.
D'un froncement de sourcils, je chassai ces images de ma tête. Je laisserais le temps à Laura. Tout le temps qu'il lui faudrait pour qu'elle soit prête.
L'amour que je lui vouais était incroyable. Inconditionnel. Elle m'était nécessaire. J'avais besoin d'elle comme on a besoin d'eau. Elle était mon centre de gravitation.
Et quand bien même elle ne m'aurait pas aimée comme je l'aime, je me serais transformé en ce qu'elle voulait pour la garder avec moi.
Je serais devenu son protecteur, son ami, ou encore son frère. J'aurais été son confident, son conseiller, mais j'aurais été là pour elle.
Mais le fait était qu'elle m'avait choisi comme amant, et qu'elle m'aimait comme moi je l'aimais. Donc, autant ne pas se plaindre.
Je m'endormis, Laura serrée contre moi.



~°~


Coucou tout le monde !
Comment allez-vous, malgré cette chaleur ? (je DETESTE ça xD)
Je tiens d'abord à vous dire : je m'excuse des problèmes rencontrés avec le chapitre 1, je ne sais pas comment remédier à ça >_< si vous avez déjà connu ça, dites le moi !

Bref, passons au chapitre.
Que pensez vous des gestes de Florent pour Laura ? De son amour inconditionnel - de LEUR amour inconditionnel ?
Et puis, c'est quoi ces... Flashs ?
Haha, suspence ! Eh oui, dès le 2e chapitre je vous torture :D
Bref, donnez moi vos impressions !
En espérant qu'il n'y ait pas de problèmes cette fois, j'attend vos 50 commentaires !
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#Posté le lundi 05 juillet 2010 02:00

Modifié le mercredi 13 juillet 2011 06:14

Chapitre 3

"On apprécie vraiment les petits plaisirs que lorsque l'on en a été privé. "
Zyke Cizia

#




Claire et Mikelangelo revinrent deux jours plus tard.
Florent et moi avions eus le temps d'être tous les deux, juste lui et moi, et ces deux jours avaient été merveilleux.
Mais la Troupe me manquait. Merwan, Melissa et les autres. Bien sûr, il y avait la webcam, mais leurs câlins, leurs bêtises me manquaient.
Mais je me rassurais en me disant que je les reverrais bientôt.
Je passai les derniers jours de la semaine à réviser le brevet. Florent m'aida en mathématiques, me faisant revoir les fonctions entre deux baisers au-dessus des cahiers.
- Bossez au lieu de vous bécoter ! Criait Mikele en passant dans la pièce.
Nos gloussions et nous remettions au travail, après avoir échangé un regard complice.
A chaque fois que je rêvais de ces rêves étrangement réels, au matin, je les notais dans mon carnet, et les commentais ensuite.
Puis je collai quelques photos, des textes, des citations... Et ce carnet devint une partie de moi.
Je notai tout ce qui me passait par la tête, racontais ma journée, parlais de Florent et des autres...
J'avais d'ailleurs collé plusieurs photos de mes amis sur les dernières pages de ce petit cahier qui ne me quittait désormais plus.


- A lundi, jeunes gens.
Avec un sourire sadique, Madame Gibs nous libéra de son cours.
Ouf, vendredi ! Les cours étaient terminés.
Notre petite bande se retrouva sur le trottoir, devant le collège.
- Vous stressez pour lundi ? Demanda Benjamin
- Nannnnn, à peine ! C'est quand même le brevet ! Répondit Marie.
- Moi je stresse pas pour ça, gémis-je.
Tous se tournèrent vers moi.
- Pourquoi tu stresses, Hutu ? Fit Julie en me prenant par les épaules.
- Le 11 juillet...
- Quoi le 11 juillet ?
Je laissai planer un silence.
- C'est la première de Mozart au Palais des Sports.
- Ah ouais quand même, commenta Corentin.
- J'ai peuuuuuuur ! M'écriai-je en sautillant sur moi-même.
- Quiquiqui qu'a peur ? Fit une voix dans notre dos.
- Clairounette ! Fit Marie, aux anges.
- Irk, Florent Rothe ! S'écria Corentin en se cachant derrière Benjamin.
- Et moi, on m'oublie ?
- Mikele ! Firent Marie et Julie.
L'Italien les serra dans ses bras. Il contempla Julie.
- Oh, beaux cheveux *-*
- Purée il fait de plus en plus peur O.o
- Mikey, couché.
- Mais Flow, je suis pas ton chien !
- Mikey, couché !
- Oui monsieur Y.Y
- Mais qu'est ce que vous faites là ? Demandai-je.
Ils semblèrent embarrassés.
- Euh...tu promets de pas t'enfuir en courant ? Demanda Claire avec une mine inquiète.
- Je promets pas, répondis-je en me raidissant. Dites toujours.
- Ce soir, on passe chez Cauet. On prend le train dans une heure pour Paris.
J'ouvris des yeux ronds, lâchai mon sac, et pris mes jambes à mon cou en hurlant.
Mes amis restèrent pantois un instant, abasourdis par la vision de ma personne descendant la vue à toute vitesse, les bras en l'air et le visage épouvanté, puis Florent et Benjamin se mirent à courir derrière moi.
- Mais attend !
- Pars pas !
- LAURAAAAAA !
Mais je n'étais pas prête de m'arrêter. Et j'étais morte de rire. Je les voyais tous les deux derrière, courir comme des dératés pour me rattraper.
Mais c'était peine perdue. J'avais de l'avance sur eux.
Je ne courais pas pour échapper à l'émission ce soir, mais parce que j'avais besoin d'évacuer tout le stress. J'adorais courir.
Je profitai d'un moment où je disparaissais de leur vue pour me cacher dans une ruelle. Je m'accroupis derrière un tas de carton, et les regardai passer en courant. Bande d'idiots !
Mais je les aimais, ces idiots.
Je me relevai pour rejoindre les autres et laisser chercher Flow et Benji, quand des bras m'attrapèrent. Ils me ceinturèrent avec une force inouïe.
Je voulus hurler, mais une main se posa sur ma bouche.
Je pris peur.
Les images de Jean affluèrent à mon esprit.
La forêt.
Ses mains sur moi.
Ses bras qui m'emprisonnent.
Je me mis à paniquer.
Bien que ce ne fut qu'un souvenir, cette histoire restait vive en moi, comme une plaie béante et secrète.
J'administrai à mon agresseur un coup de pied magistral entre les jambes.
Il me lâcha et se plia en deux en gémissant.
- Putain Laura...
Je me retournai, catastrophée.
Je venais de castrer Mikelangelo Loconte. Mon dieu. LA boulette.
- Oups... Fis-je en mettant ma main devant ma bouche.
- Je vais te tuer, toi, grogna-t-il.
- Je suis désolée, Mikele ! J'ai eu peur, j'ai cru que...
Il redevint sérieux en voyant des larmes sur mes joues.
- Je suis désolé. Je ne voulais pas te faire peur.
- Pas grave, tu pouvais pas savoir, fis-je en tentant de sourire.
Il essuya mes larmes avec tendresse, puis embrassa mon front. Il m'enlaça, le temps que je me calme, puis me regarda d'un ½il mauvais.
- Claire va te tuer, tu m'as fait mal.
Je ris doucement, ce qui parut le rassurer.
- Allez, on rejoint les autres.
Nous sortîmes tous les deux de la ruelle.
Mikele se jeta dans les bras de Claire.
- Laura bah elle est méchante ! Elle m'a castré !
- Keuwaaaaah ? Fit-elle en se tournant vers moi. Espèce d'égoïste, comment je fais moi ?
- Euuurk ! Cria Julie en riant.
Nous gloussions toujours quand Florent et Benjamin revinrent, essoufflés.
- Je vais te tuer, toi, soupira Florent.
- Mais qu'est ce que vous avez tous à vouloir me tuer ? !
- Mais je rigole, jamais je pourrais te tuer, fit Florent en me souriant.
- Moi non plus, ajouta Benjamin avec un grand sourire.
- Moi par contre, je sais pas, dit Corentin en riant.
Je lui fis les yeux ronds, et son rire redoubla.
Nous dîmes au revoir à mes amis puis prirent la direction de chez moi.
- Papa ! Criai-je en ouvrant la porte.
- Oui ?
- Je passe chez Cauet !
- Waouh ! Quand ?
- Ce soir T.T
Mon père éclata de rire devant mon air névrosé. Je montai rapidement prendre quelques affaires, dont mon réveil, bien sûr, et rejoignis les autres.
- Tu trimbales ENCORE ce réveil ?
- Oui, je l'aime !
Je dis au revoir à mes parents qui m'encouragèrent, puis nous partîmes en direction de la gare.
Ca y est, c'était reparti. A nouveau, nous repartions vers Paris, comme pour un éternel recommencement.
J'étais heureuse de retrouver cette sensation au creux de mon estomac, alors que les champs défilaient par la vitre du train, et que Claire se chamaillait avec Florent pour se mettre à côté de moi.
- Vous savez quoi ? Je m'assois sur les deux !
Je m'étalai sur mes deux amis, qui éclatèrent de rire.
Oui, tout ça m'avait manqué. Beaucoup manqué.
Après quelques bagarres amicales, je m'assis sur la banquette et sortis mon carnet, le griffonnant d'une main agitée.

Vendredi 25 juin, dans un TGV en partance pour Paris (eh oui ! Ca surprend hein ? ).

Oh mon dieu, je n'en reviens pas !
Aujourd'hui, Flow Mikele et Claire sont venus me chercher au bahut pour me dire que... On avait rendez-vous chez Cauet ce soir !
Et si j'ai pas envie d'y aller moi ? ! Je sais pas quoi dire ! On va passer à la télé, chez CAUET !
Je crois que je vais mourir.
Florent me regarde avec une tête bizarre. Il doit se demander ce que je fais. Je lui expliquerai plus tard.
Ses cheveux prennent une teinte noire au soleil. Ils brillent. C'est beau. Et ses yeux quand il regarde par la fenêtre reflètent le dehors. Comme un film ! Ses yeux sont un film.
Oulà, faut que j'arrête mes délires moi...
Mais il est si beau.
Mince, il a vu que je le regardais ! Et il m'a fait un clin d'½il avec ce petit sourire en coin, celui que j'aime tant et qui me déclenche des frissons.

Lundi, c'est le brevet. Je flippe. Un peu.
Mais ce n'est rien comparé à la trouille qui me tord le ventre quand je pense au 11 juillet...
Mais en même temps, j'ai hâte !
Pas de nouveau rêve bizarre aujourd'hui. Je me demande ce qu'ils veulent dire. S'ils sont liés.
Oh ! Je vois Paris ! On est arrivés ! ! ! ! ! !



- Wouhouuuuuuuuuuuu !
- On est là !
Des cris nous parvinrent quand nous descendîmes du train. Maeva, Merwan, Melissa, Solal et Sarah arrivaient vers nous en courant.
Je me jetai dans les bras de mon amie.
- Ma Laura !
- Ma Sarah !
Mes yeux s'embuèrent. Qu'elle m'avait manqué ! Ses yeux aussi semblèrent se voiler. Nous fondîmes en larmes toutes les deux.
- Oh bah nan ! Elle est même pas revenue depuis une minute qu'elle pleure !
- Moi je dis : Câlin groupé !
En une seconde, nous ne fûmes plus qu'une masse humaine et compacte.
Après ce câlin magistral, Mikele, Claire, Florent, Sarah et moi prirent le chemin de l'appart, tandis que les autres partaient déjà vers le bâtiment de l'émission de Cauet.

En entrant dans l'appartement, une vague de souvenirs affluèrent.
Je me précipitai vers ma chambre, suivie de Sarah.
En riant, nous grimpâmes sur mon lit qui se transforma en trampoline.
Nous sautâmes en riant, nous tenant les mains comme des gamines que nous étions, puis nous écroulâmes sur le lit, exténuées.
- Alors, comment va ? Me demanda mon amie.
- Bof. Lundi, c'est le brevet.
- Oui, moi aussi. Je stresse un peu.
- Moi aussi, mais je pense surtout au 11 juillet.
- Ah oui ! J'avais zappé T.T
- Pff, n'importe quoi !
- Oh c'est bon ! Et comment ça va avec...Flow ?
Je lui fis un grand sourire, et lui racontai ma vie au Havre.
- C'est trop bien, mais soyez prudents quand même.
- Oui, t'inquiète.
- Vous êtes où ? Tonna Mikele.
- On arrive !
Nous nous levâmes et rejoignîmes les autres qui nous attendaient pour partir.

- Du bleu !
- Non, du vert ! C'est le vert qui lui va le mieux !
- Je peux choisir...
- NAN ! Toi, tu fais la tête à coiffer. Une tête à coiffer, ça parle pas !
Je soupirai. J'avais oublié à quel point Maeva et Melissa aimaient me torturer.
Sarah s'était jointe à elles, s'amusant à me coiffer.
Elle était venue pour nous encourager, et pour me voir plus, car je repartais le lendemain.
Nous étions tous dans une grande loge, avec sur la porte une affiche « Mozart l'Opéra Rock ».
J'avais oublié ce qu'on ressentait quand on s'apprêtait à passer à la télé en faisant partie de la comédie musicale du moment. Une fois de plus, ça m'avait manqué.
- Les gars, au secours ! Gémis-je alors que Melissa approchait de moi un pinceau plein de maquillage.
Merwan s'avança d'un geste théâtral.
- Allez-y, maquillez-moi à sa place ! Je me sacrifie pour tôa !
- Tu nous prends au mot ? Demanda Melissa en brandissant un tube de rouge à lèvre.
Merwan pâlit, puis s'enfuit en courant, Melissa et Maeva sur les talons.
Alors qu'ils sortaient de la pièce en courant, ils bousculèrent Dove et Albert qui entraient.
- Mon dieu, quels gamins. Laura !
- Dove, Albert !
Sans réfléchir, je me blottis contre eux. Ils me serrèrent dans leurs bras.
- Tu nous as manqué ma puce !
La vraie maquilleuse arriva à ce moment là pour nous préparer.
Je fus prête la première. Je sortis de la loge pour aller voir le plateau.
Les gens commençaient à s'installer. Je sentis cette éternelle boule de stress au creux de mon ventre. Mais j'avais appris à l'aimer, à la chérir, et à l'apprivoiser.
Je refermai le rideau et me baladai dans les coulisses, regardant d'un ½il distrait les techniciens s'affairer et les câbles s'emmêler.
Florent me manquait, bien que j'étais avec lui il y a encore cinq minutes. Mais nous avions passé la journée tous ensembles, ce qui nous avait obligé à nous cacher.
Mais j'avais tout de même passé le temps dans la loge sur ses genoux, geste qui, entre nous, se faisait depuis le début et paraissait normal.
Sauf que ses mains qui, discrètement, effleuraient les miennes ou passaient furtivement sur mes hanches, y laissant des traînées brûlantes, n'étaient pas normales.
Justement, je sentis ses mains me prendre par les hanches.
- Coucou, fit-il en souriant.
- Coucou, répondis-je en regardant par-dessus son épaule.
- On est seuls, répondit-il à ma question muette.
Je lui souris, et me penchai pour qu'il cueille mes lèvres.
Il me serra dans ses bras, et je m'abandonnai en soupirant à son étreinte.
J'aimais tant être dans ses bras. Je me sentais protégée, invulnérable.
Il m'embrassa à nouveau, avec plus de passion cette fois.
Inconsciemment, je me collai à lui, mes mains autour de ses épaules et dans ses cheveux.
Nos langues se lièrent. Je m'enflammai.
Ses lèvres jouant avec les miennes faisaient naître en moi une sensation étrange, inconnue. Lui aussi semblait...Troublé.
J'entendis un grognement de satisfaction sortir de la gorge de Florent. Sa bouche glissa dans mon cou, y déclenchant des frissons.
Jamais encore nous ne nous étions embrassés ainsi. J'avais l'impression que les étoiles m'appartenaient. Je n'avais plus conscience de rien, juste sa bouche dans mon cou, sur mes lèvres, contre ma gorge.
Au bout de quelques instants, trop tôt à mon goût, il suspendit le baiser. Mais il sembla avoir bien du mal à le faire.
Il embrassa mon front en murmurant :
- On doit y aller.
- J'en ai pas trop envie, là, susurrai-je en jouant avec sa mèche.
Il me dévisagea, étonné.
- T'es...Sûre de ce que tu dis, là ?
Je rougis. C'est vrai que mes mots avaient dépassé mes pensées. Je ne me sentais pas prête à...ça.
- Euh...Non, marmonnai-je. Désolée.
- T'inquiète, c'est pas grave.
Mais il avait tout de même l'air déçu. Je le comprenais.
- Je suis désolée de ne pas pouvoir...Enfin...Tu vois quoi...
Il mit un doigt sur ma bouche.
- Chut, mon c½ur. C'est normal. Prend ton temps. Je sais ce que ça représente. Je saurai être patient.
- Toi, patient ? ! Tu es l'être le plus impatient que je connaisse ! (Et c'est vrai !)
- Oui mais pour toi, j'attendrai.
Une boule se forma dans ma gorge. Il était si prévenant, si attentionné ! Une vague incommensurable d'amour déferla sur moi alors que je lui murmurai, mon regard rivé dans le sien comme une promesse :
- Bientôt.
Un grand sourire éclaira son visage. Il m'embrassa timidement la joue, ce qui me fit rire, saisit ma main, et m'emmena rejoindre les autres.



~°~

Hey les petits amis !
Comment va la vie aujourd'hui ?
Pour ma part, je vais bien, merci !
Oui ok j'arrête de raconter ma life >_<'
Bref, je m'excuse de la 'platitude' de ce chapitre mais, je m'en rend compte maintenant, y'en a des très plats ... (oui, j'ai 15 chapitres d'avance, et je dois me RETENIR d'écrire pour pas en avoir trop xD)
Que pensez vous donc de ce futur passage chez Cauet ? Pas de mauvais coup en vue, je vous rassure, plutôt un coup ... Surprenant !
Mais n'oubliez pas les flashs !
Je vous laisse donc, en vous invitant GRANDEMENT à vous rendre ici !
J'attend avec joie vos 100 commentaires !
Beusous Beusous :D
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#Posté le mercredi 07 juillet 2010 11:49

Modifié le mercredi 11 mai 2011 10:59

Chapitre 4

" La joie ne peut éclater que parmi des gens qui se sentent égaux. "
Jean de La Fontaine.

#


Quand nous entrâmes dans la loge, la maquilleuse s'occupait de Mikelangelo.
Quand elle vit Florent, elle se redressa en s'écriant :
- Monsieur Mothe ! Mais qu'avez vous fait avec votre mèche ? !
En effet, il était légèrement...décoiffé.
Légèrement, hein.
« Et meeeeeeeeerde » songeai-je.
Il me jeta un regard discret tandis que je m'étouffai avec ma salive.
- J'ai...J'ai aidé un homme du staff à monter du décor, et ma mèche s'est décoiffée. Pardon.
- Vous avez dû y aller fort, j'avais mis plein de laque ! S'étonna la maquilleuse.
Je toussai de plus belle, alors que Florent se retenait de rire.
- Oui, c'était un décor assez...Surprenant.
Claire et Sarah me lancèrent un regard en coin. Je me ramenai sur moi-même en baissant les yeux.
Claire articula discrètement « C'est TOI qui l'as mis dans cet état ? »
J'acquiesçai, et elle leva les yeux au ciel en riant.
La maquilleuse finit son travail et sortit, tandis qu'un homme avec un casque accourait vers nous.
- Début de l'émission dans trente secondes, en place !


Le jingle retentit. Cauet fit son speech de présentation, puis appela ses invités.
- Mesdames et Messieurs, Dove Attia et Albert Cohen !
Il nous fit un clin d'½il en pénétrant sur le plateau.
- Bonjour Dove, tes enfants sont là ? Demanda Cauet.
- Oui, tous ! Toute la Troupe. Et la petite dernière aussi !
- Vous entendez ? Tonna Cauet. La petite Laura est là !
Des hurlements répondirent à la phrase.
- Oh my fucking god...Murmurai-je.
Je piquai un fard tandis que Mikele gloussait.
Dove et Albert s'assirent, et Cauet appela un autre invité.
- Mesdemoiselles attention les yeux voici...Christophe Maé !
Je ne pus m'empêcher de pousser un gémissement en voyant le chanteur arriver. J'étais fan de lui !
Sarah me serra la main à la briser. Elle avait toujours rêvé de le rencontrer...
Christophe Maé était pour Sarah ce que Florent était pour moi, avant que je le connaisse, et encore après.
Mon idole. Son idole.
- Calme Laura, calme Sarah, on va le voir après, fit Solal en levant les yeux au ciel.
L'émission débuta par une interview de Christophe. Je le dévorais des yeux avec Sarah, dans les coulisses. Qu'il était beau !
Il y eut une page de pub, puis l'émission reprit.
Cauet annonça :
- Maintenant, nous allons accueillir deux jeunes filles. Elles chantent la chanson B.O du film 'Tout ce qui brille', voici « Ma drôle de vie ! »
La chanson démarra, et j'eus un coup au c½ur.
- Tu m'as dit que j'étais faite pour une drôle de vie...
C'était notre chanson, avec Marie !
Je m'emparai de mon portable, et lui écrivis un sms.

« T'as vu ? C'est notre chanson ! Je t'aime, ma Marie. »

Sarah m'attrapa par la main et m'emmena dans un coin.
Là, derrière un rideau, nous chantâmes en dansant toutes les deux. Nous riions, dansions, bref, on faisait la fête, heureuses d'être ensemble.
Je ne vis pas tout de suite le caméraman qui nous filmait, et que ce qu'il filmait était diffusé sur le plateau. Je m'arrêtai subitement tandis qu'à côté de moi, Sarah dansait toujours. Elle se dandinait comme un canard, ignorant qu'on la filmait.
Je lui pris le bras pour qu'elle s'arrête.
Nous piquâmes un fard tandis que sur le plateau, Cauet disait :
- Mais quelle image magnifique ! Laura et sa doublure en pleine danse de la pluie !
Nous nous cachâmes derrière les autres de la Troupe et explosâmes de rire, imitées par l'ensemble des gens présents.
L'émission reprit, et nous nous perdîmes dans la contemplation de Christophe Maé.
Puis ce fut l'heure pour nous d'entrer en scène.

Cauet nous annonça.
- Et maintenant, ceux que vous attendez tous. Ils nous interprètent un Medley, voici Mozart l'Opéra Rock !
Sarah serra ma main, et je l'embrassai sur la joue.
Mikele me fit un grand sourire.
- J'espère que t'es pas trop rouillée.
- Oh que non ! Répliquai-je.
Toute la Troupe débarqua sur la scène et se mit à chanter.
Je repris les vieilles habitudes prises lors du concert ou des passages TV. Je me sentais presque dans mon élément. Que ça m'avait manqué, d'être sous les projecteurs à chanter et danser avec eux !
Nous fîmes un Medley de l'assasymphonie et du bien qui fait mal.
Florent avec sa guitare était magnifique.
A la fin, des cris retentirent dans le public.
- Bravo, Bravo pour cette performance exceptionnelle ! Florent, Mikele, Laura, venez nous rejoindre !
Quoi ? Fallait parler ? Oh làlà !
Je jetai un regard apeuré à Mikele, et entrepris de retourner à coulisses. Mais l'Italien m'attrapa fermement par le poignet.
- Là, tu rêves. Viens par-là, cocotte.
Je gémis tandis qu'il m'emmenait vers l'un des fauteuils. Florent gloussa en voyant mon air catastrophé.
Cauet me fit un sourire sadique. Ca allait être ma fête.
- Alors Laura, comme ça, tu aimes danser ?
Les images de Sarah et moi apparurent dans un écran. Nous étions ridicules, bien sûr. Mais j'eus une idée.
- Oui, fis-je, et Sarah et moi voudrions dédier cette danse et cette chanson à Marie, qu'on aime très très fort et qui se reconnaîtra. Voilà !
Le public applaudit.
Cauet parla de nous pendant quelques minutes, puis il interrogea Christophe Maé, que je dévorais des yeux, à mon sujet.
- L'âge de Laura n'a pas été dévoilé, et moi je l'ai su tout à l'heure, j'y croyais pas ! Christophe, tu lui donnes quel âge ?
Il posa son regard sur moi. Je me sentis rougir. Il avait de si beaux yeux !
A côté de moi, Florent se raidit.
Christophe réfléchit une seconde, me détaillant du regard.
- Moi je vous donnerais dix neuf ans, ma Demoiselle.
Il se mit à chanter.
- Belle demoiselle, qui se presse dans l'allée, sa démarche lui donne des ailes, mais j'ose pas m'emballer...
Le public tapa des mains. Je me mis à rougir.
- Oh Chris, calme-toi ! Fit Cauet en riant. Tu t'es trompé !
- Quoi ? Vous êtes plus vieille ? Me demanda Christophe.
J'ouvris les yeux ronds.
- Non, pas du tout ! M'exclamai-je.
- Et vous, vous lui donnez quel âge ? Fit Cauet en regardant les gens dans les gradins.
Le public se mit à crier.
- 18 !
- 20 !
- 22 !
- 17 !
- 18 !
- Stop stop stop ! Fit Cauet. Vous êtes tous nuls ! Bien loin de la vérité ! Laura, dis-nous, quel âge as-tu ?
- Alors tout d'abord, je voudrais remercier tous ceux qui m'ont vieilli, c'est gentil, mais je ne suis pas majeure.
- Dix sept ans alors ? Fit Christophe, étonné.
- Non, j'ai...quinze ans.
La foule poussa une exclamation.
- Hein ? Fit Christophe. Wah, je vous aurais donnée plus ! Non mais franchement, je voulais lui demander son numéro et tout !
Je piquai un fard. Dans les coulisses, Sarah devait criser. Hahaha ! (rire de sadique xD)
Florent serrait les poings très, très fort. Mais quel jaloux celui là !
Il me jeta un regard blessé. Je pris peur. Il ne croyait quand même pas que...
Je lui fis un sourire, et dis à voix haute.
- Oui j'ai quinze ans, mais je suis assez grande pour ne pas faire de bêtises !
Florent comprit et me sourit discrètement. Durant nos soirées à discuter, nous avions élaboré un code : « Ne fais pas de bêtises » signifiait « Je t'aime ».
Je lui rendis son sourire, tandis que Mikele s'écriait :
- Oui mais par contre, elle a un sacré caractère d'ado !
- Oui ! Ajouta Florent. Pour la lever le matin, bonjour !
Ils partirent dans un récit des pires matins pour me lever.
L'émission fut coupée par une deuxième page de pub.

Christophe vint vers moi quand les caméras furent coupée.
- Alors comme ça, vous avez quinze ans ?
- Vous pouvez me tutoyer !
- Alors tutoie-moi aussi ! Au fait, je plaisantais pour ton numéro, je suis marié !
- Oui, je sais, je suis fan de vous, enfin toi !
- Vrai ?
- Vrai ! J'adore vos, enfin tes chansons !
- Super ! Dis donc, t'as un problème avec le tutoiement !
- Oh que oui, S'écria Florent en s'approchant.
Les deux hommes se serrèrent la main et s'étreignirent.
- Tu m'as manqué, Flow !
- Toi aussi Christo !
- Vous vous connaissez ? Oô'
- Oui, on est de vieux potes, me dit Florent.
- On a déjà joué ensemble. Les quatre cent coups mon pote ! Ajouta Christophe en lui donnant une tape dans le dos.
J'ouvris des yeux ronds alors qu'ils partaient dans une conversation sur...moi.
- Alors c'est elle, Laura ?
- Eh oui ! Si tu la voyais sur scène ! Elle est géniale !
- Je viendrai vous voir ! Mais par contre, elle doit avoir des prétendants...
- Tu parles ! Qu'ils approchent, tiens !
- Haha, tu joues le parfait chien de garde !
- Nan mais ils l'approcheront même pas ! D'ailleurs, toi, c'est même pas la peine d'y penser !
- Oh mais je n'y comptais...Presque pas :D
- Ouh Ouh ! Criai-je. Je suis à côté de vous ! ( ' Brenda...Je suis à côté de vous ! ' xD)
Les deux hommes éclatèrent de rire.
- Christophe, je peux vous... *SBAF* TE demander une faveur ? >.<''
- Oui, bien sûr !
- J'ai une amie dans les coulisses qui est aussi fan de toi, enfin, fan est un petit mot, tu es son idole. On peut aller la voir ?
- L'autre danseuse ? Bien sûr !
Je l'entraînai à travers les coulisses avec Florent, en me massant la tête. Christophe avait la main dure !
Sarah était une fan inconditionnelle de Christophe Maé. Elle m'en parlait si souvent !
J'avais vraiment envie de lui faire ce cadeau.
Elle était dans la loge. Elle chantonnait toute seule.
- Allez viens, faire un tour, dans ma tête...
Christophe se glissa dans la pièce et enchaîna.
- Tu y verras tout ce qui s'y cache et ce qui m'empêche de sourire...
Elle se retourna d'un coup, et le dévisagea. Il me sembla me voir devant Florent, ce treize mars au Zénith de Rouen. Elle avait le même regard. Ce mélange de surprise, de joie et d'une peine étrange, qui étreint le fan devant son idole.
- Salut, fit Christophe. Tu danse bien !
- Mer...ci.
- Laura m'a dit que tu aimais bien ma musique ?
Le regard de Sarah se tourna vers moi. Il était emprunt de tant de reconnaissance que j'eus envie de la serrer dans mes bras.
Elle se rassit et se mit à parler, les joues rouges et les yeux brillants.
Christophe s'assit à côté d'elle et ils se mirent à bavarder.
Je fis signe à Florent de sortir.
- Le moment qu'un fan passe avec son idole est un moment privilégié. L'un un meilleur moment de l'existence de Sarah. Faut pas gâcher ça. Moi, j'aurais pas aimé qu'on me gâche le premier regard que tu m'as donné.
Il me sourit, m'embrassa sur le front, et me lança un regard ému, incapable de parler.

Peu après on nous appela : L'émission reprenait.
- Je reviens papoter avec toi après, d'ac ? Demanda Christophe à Sarah.
- D'ac, fit-elle avec joie.
L'émission reprit.
Peu avant la fin, Cauet se tourna vers Florent.
- Si tu devais reprendre une chanson de Christophe Maé Florent, ce serait laquelle ?
Florent partir chercher sa guitare en coulisses et revint s'asseoir.
- Cette chanson est pour celle qui a élu domicile dans mon c½ur et qui jamais plus ne pourra en sortir.
Ma gorge s'assécha d'un coup. Florent baissa la tête, ses cheveux tombant devant son visage, puis se mit à chanter.
- J'ai passé bien trop de temps, à vouloir la trouver. Elle est arrivée comme une enfant, plus la peine de la chercher. Madame et ses belles phrases oh, se font désirer. Et mon c½ur lui est abîmé à l'idée de ne pas la toucher. Envie d'elle, c'est ma plus belle nuit ma lune de miel.
Je retins mes larmes. Mikele me jeta un discret regard. Seuls nous savions pour qui était cette chanson.
Pour moi.
Florent plongea sans peur ses yeux dans les miens au moment où il chanta :
- Envie d'elle...Ma femme, je ferai d'elle.
Je ne pus retenir un hoquet de surprise. Déjà, il continuait à chanter.
- Alors, oui je laisse courir la rumeur, pour ne pas tomber, j'ouvre mon c½ur. Alors oui je laisse mourir la rumeur, pour ne pas sombrer, j'attends mon heure.
Christophe l'accompagna à la voix.
- On dit d'elle qu'elle est heureuse, mais certainement pas comblée. Qu'elle serait un peu trop capricieuse, un cadeau empoisonné. Je n'entends rien, je la vois belle, ma vie à ses côtés. Je n'y peux rien, je suis fou d'elle. Je veux la prendre pas la laisser. Envie d'elle, c'est ma plus belle nuit ma lune de miel. Envie d'elle, ma dame, je ferai d'elle.
La chanson continua ainsi. Je savais que nous devions être discrets, mais je ne pouvais pas m'empêcher de le contempler, alors qu'il chantait.
Il était magnifique. Il était tout. Il était mien. J'étais sienne.
Les voix de Florent et Christophe, liées, tissaient des liens dorés entre les étoiles. Et ces liens brodaient mon nom, accroché entre la lune et l'étoile polaire.
Florent me regarda, ne me quitta plus des yeux.
- Mais oserai-je lui dire qu'elle est mon avenir pour le meilleur et le pire ? Qu'elle est mon avenir, oserai-je lui dire ?
La chanson s'acheva. Je clignai plusieurs fois des yeux pour en chasser toute larme.
Florent me jeta un discret regard. Ce regard rapide me fit frémir. Qu'il était beau.
- Eh bien, fit Cauet. Y aurait-il une femme qui fait battre le c½ur de ce cher Florent Mothe ?
- J'en ai bien peur, répondit-il. Oui, je suis amoureux.
Sifflets dans la foule. Ca y est, le grand Salieri était casé. L'éternel célibataire ne l'était plus.
Ca cassait le mythe. J'en aurais presque culpabilisé.
Presque.
- Quel est son nom ? Allez, dis-nous tout !
- Ah non, secret défense ! Répondit Flow en riant.
Mais il ne manqua pas de me sourire discrètement. Moi, je connaissais le prénom de cette fille.
C'était le mien.




~°~


Bonjour vous !
Chapitre pourri, nan ?
Y se passe rien !
J'avais oublié qu'cétait aussi plat ... Enfin, ça vous prépare à la suite ...
Ces chapitres 'plats' servent à tenter de vous montrer 'un peu' l'ambiance entre Florent et Laura. J'espère que ça réussi et que ... Ca vous plait >_<
Bref, que pensez vous de ce chapitre ? J'ai PAS PU m'empêcher de rajouter notre cher Christophe dans le chapitre ^^ (en passant, il est dédicacé à Sarah, je t'aime !)
Contre toute attente, non, les photos n'ont pas été diffusées dans l'émission. Mais ... C'est encore pire !
Bref, vous verrez bien (a)
J'attend vos 100 com's, les choupinets !
Bisous baveux ! :D
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#Posté le vendredi 09 juillet 2010 05:47

Modifié le mercredi 11 mai 2011 10:59

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